Animaux sur les chaussées, cultures endommagées, risques sanitaires et tensions entre riverains : à Kloto 1, la présence de bêtes laissées sans surveillance dépasse désormais la simple nuisance. Depuis le 17 août, la commune a décidé de renforcer les contrôles dans ses huit cantons et de placer les propriétaires face à leurs responsabilités.
À mesure que les espaces habités, les routes et les zones agricoles se rapprochent, la circulation incontrôlée des animaux devient une question de sécurité collective. À Kloto 1, les autorités communales disent constater une multiplication des incidents, notamment sur les axes routiers et dans les exploitations agricoles.
La réponse engagée concerne Agomé Kpalimé, Hanyigban, Tové, Tomé, Womé, Kpadapé, Gbalavé et Yokélé. Désormais, les animaux retrouvés sans surveillance peuvent être capturés puis conduits à la fourrière municipale.
Une responsabilité qui revient d’abord aux propriétaires
Pour la mairie, l’objectif n’est pas seulement de retirer les bêtes des espaces publics. Il s’agit surtout d’obtenir un changement de comportement de leurs détenteurs.
Car une bête laissée libre peut rapidement devenir un danger sur une route ou provoquer des pertes pour un agriculteur. L’enjeu touche ainsi à la fois à la sécurité des personnes, à la protection des biens et à la coexistence entre élevage, agriculture et habitat.
Le maire Afelete Kossi Atigaku appelle les propriétaires à prendre les dispositions nécessaires pour garder leurs animaux sous contrôle. La commune prévient également que toute obstruction aux équipes mobilisées pourra être traitée conformément aux règles en vigueur.
Un défi qui accompagne l’urbanisation
Au-delà de Kloto 1, le phénomène soulève une question plus large dans les villes et leurs périphéries. L’extension des zones habitées réduit progressivement les distances entre élevages, exploitations agricoles et circulation routière. Des pratiques autrefois compatibles avec des espaces moins densément occupés deviennent alors sources de conflits et de risques.
L’opération lancée à Kloto 1 pose donc un principe simple : la présence d’animaux dans un espace partagé ne peut plus s’affranchir de la responsabilité de leurs propriétaires. La réussite du dispositif se mesurera moins au nombre de bêtes conduites en fourrière qu’à la diminution durable des incidents.
La Rédaction

