À première vue, le bâtiment ressemblait à une représentation diplomatique comme les autres. Drapeaux internationaux, véhicules portant des plaques diplomatiques, bureaux aménagés et documents officiels : tout semblait authentique. Pourtant, derrière cette façade soigneusement entretenue, la police indienne a découvert l’une des impostures diplomatiques les plus étonnantes de ces dernières années.
Une ambassade… qui n’en était pas une
En juillet 2025, la police de l’État de l’Uttar Pradesh a démantelé une fausse ambassade installée dans une maison louée à Ghaziabad, près de New Delhi. Son organisateur, Harshvardhan Jain, âgé de 47 ans, se présentait comme ambassadeur ou conseiller diplomatique de plusieurs micronations non reconnues, notamment Westarctica et Seborga.
Selon les enquêteurs, il utilisait cette identité fictive pour convaincre des particuliers et des entrepreneurs qu’il pouvait faciliter des investissements internationaux, obtenir des emplois à l’étranger ou intervenir dans diverses démarches administratives.
À lire aussi : Le monde insolite : en Normandie, un homme déclaré mort par erreur à l’hôpital ne peut plus accéder à ses soins
Une mise en scène particulièrement élaborée
Lors de la perquisition, les policiers ont découvert un impressionnant arsenal destiné à rendre la supercherie crédible : quatre voitures munies de fausses plaques diplomatiques, des passeports diplomatiques falsifiés, des cachets contrefaits du ministère indien des Affaires étrangères ainsi que ceux de nombreux pays, des photographies truquées montrant le faux diplomate aux côtés de dirigeants politiques, sans oublier près de 4,5 millions de roupies en espèces, soit environ 31,5 millions de francs CFA, ainsi que plusieurs devises étrangères.
Les locaux étaient également décorés de nombreux drapeaux afin de donner l’apparence d’une véritable mission diplomatique.
Une enquête aux multiples ramifications
Les autorités soupçonnent que cette fausse ambassade servait aussi à des opérations de fraude financière et de blanchiment d’argent par l’intermédiaire de sociétés écrans implantées à l’étranger. Harshvardhan Jain fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation, notamment usurpation d’identité, faux et usage de faux, possession de documents falsifiés et escroquerie. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles victimes et complices.
L’affaire a rapidement fait le tour des médias internationaux tant le scénario semblait sortir d’un film d’espionnage. Pourtant, il s’agit bien d’une opération policière authentique, documentée notamment par l’Associated Press.
La Rédaction

