Avec l’inauguration d’une usine de préfabrication de tuyaux à faible empreinte carbone, le Togo renforce sa stratégie d’industrialisation durable et de développement d’infrastructures d’assainissement modernes.
Au Togo, la dynamique de modernisation des infrastructures urbaines et d’assainissement se poursuit avec une nouvelle étape industrielle majeure. Le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Kodjo Adedze, a procédé en fin de semaine dernière à l’inauguration d’une usine de préfabrication de tuyaux bas carbone implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, en présence de membres du gouvernement, d’autorités administratives et coutumières, ainsi que de partenaires techniques et financiers.
Une infrastructure stratégique au service de l’assainissement urbain
Cette unité de production s’inscrit dans le cadre du projet de Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation des espaces (RAINE), qui vise à renforcer les capacités nationales en matière de gestion des eaux et de prévention des inondations.
L’usine est dédiée à la fabrication de tuyaux à faible empreinte carbone destinés aux projets d’assainissement, d’adduction d’eau potable et d’aménagement urbain. Elle ambitionne de répondre aux besoins des grands chantiers publics tout en réduisant la dépendance du pays aux importations de matériaux de construction.
Une capacité industrielle orientée vers les grands chantiers
Selon les autorités, la première année d’exploitation devrait permettre la production de plus de 2 200 tuyaux de fonçage de diamètre 2 000 millimètres destinés aux intercepteurs du projet RAINE. Le site transformera également plus de 1 400 tonnes d’acier et produira environ 10 000 mètres cubes de béton bas carbone.
Cette montée en capacité industrielle s’inscrit dans une logique de structuration de la chaîne de valeur locale autour des matériaux de construction et des infrastructures publiques.
Un levier économique et environnemental
Au-delà de son impact sur les projets d’assainissement, cette usine est également présentée comme un levier de développement économique. Elle devrait contribuer à la création d’emplois qualifiés, à la montée en compétence de la main-d’œuvre locale et à la dynamisation de l’économie autour de la zone d’Adétikopé.
À moyen terme, les autorités entendent consolider une industrie nationale capable de soutenir les grands projets d’aménagement urbain et de lutte contre les inondations, tout en intégrant les exigences de la transition écologique et de la réduction de l’empreinte carbone.
La Rédaction

