Pendant plus de six décennies, l’affaire du “Boy in the Box” demeure l’un des cold cases les plus emblématiques des États-Unis. En 1957, le corps d’un jeune garçon battu à mort est retrouvé dans un carton à Philadelphie. Aucun document d’identité, aucune piste immédiate, aucune revendication : le dossier entre rapidement dans la catégorie des énigmes criminelles irrésolues de la police américaine.
Une découverte qui marque durablement les enquêteurs
Le corps de l’enfant est découvert dans des conditions particulièrement difficiles, sans qu’aucun élément ne permette de remonter à son identité. L’enquête mobilise les moyens disponibles à l’époque, mais les limites de la police scientifique de la seconde moitié du XXe siècle empêchent toute avancée significative.
Au fil des décennies, l’affaire devient un symbole des cold cases américains, régulièrement citée dans les travaux de criminologie comme l’un des dossiers les plus frustrants de l’histoire judiciaire moderne.
Le tournant de la généalogie génétique
Le dossier connaît un rebondissement majeur en décembre 2022 grâce aux techniques de généalogie génétique. En exploitant l’ADN prélevé sur les restes de la victime et en le croisant avec des bases de données familiales, les enquêteurs parviennent à établir une identité.
Le garçon est identifié comme étant Joseph Augustus Zarelli. Cette avancée met fin à 65 ans d’anonymat, constituant un progrès majeur dans le traitement des affaires anciennes non résolues.
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Une identité retrouvée, une enquête toujours ouverte
Si l’identité de la victime est désormais connue, les circonstances précises de sa mort restent largement inexpliquées. Les investigations suggèrent un environnement familial instable et des conditions de vie difficiles avant le décès, sans qu’un cadre judiciaire définitif puisse être établi.
L’identité de la personne responsable des violences et de l’abandon du corps dans le carton demeure inconnue. Aucun suspect n’a été formellement identifié, et aucune mise en cause judiciaire n’a abouti.
Une énigme judiciaire incomplète
L’affaire du “Boy in the Box” illustre parfaitement la distinction entre progrès scientifique et résolution judiciaire. La généalogie génétique permet de redonner une identité à une victime oubliée, mais elle ne suffit pas toujours à établir la vérité pénale complète.
Près de 70 ans après les faits, le dossier reste donc ouvert sur l’essentiel : qui a tué Joseph Augustus Zarelli, et dans quelles circonstances.
La Rédaction
Sources et références
- archives du Philadelphia Police Department
- rapports d’enquête sur le cold case “Boy in the Box”
- travaux de généalogie génétique appliqués aux cold cases américains
- presse américaine (notamment couverture de l’identification en 2022)
- analyses criminologiques sur les cold cases historiques

