Une initiative de la FAO explore avec les acteurs de la pêche du Togo et du Sénégal des solutions de valorisation des plastiques en mer
La pollution plastique, longtemps perçue uniquement comme une menace pour les écosystèmes marins, est désormais abordée sous un angle plus transversal à Lomé. À travers le projet GloLitter, une rencontre de partage réunit des acteurs de la pêche, des mareyeurs et des représentants communautaires venus du Togo et du Sénégal autour d’une réflexion sur la valorisation des déchets plastiques.
Au cœur de cette démarche : transformer un problème environnemental majeur en opportunité économique locale, notamment pour les communautés côtières directement exposées à la pollution marine.
Entre pression écologique et potentiel économique
Les déchets plastiques continuent de fragiliser les équilibres marins, affectant la biodiversité, la santé des populations et la stabilité des filières halieutiques. Mais pour les initiateurs du projet, ces matériaux pourraient également devenir une matière première secondaire, génératrice de revenus.
L’approche défendue repose sur une logique d’économie circulaire appliquée au secteur maritime, où la collecte, le tri et la transformation des plastiques ouvrent des perspectives d’activités économiques locales.
La FAO mise sur la transformation locale des déchets
Dans ce cadre, la FAO accompagne les acteurs du secteur dans la mise en place de mécanismes de valorisation adaptés aux réalités locales. « La FAO accompagne les acteurs du secteur maritime dans la transformation des déchets plastiques en objets à valeur ajoutée », a indiqué Yaovi Kohoe, spécialiste des filières halieutiques au sein de l’organisation.
L’objectif est de structurer progressivement des chaînes locales capables de transformer les déchets en produits commercialisables, tout en réduisant la pression sur les milieux marins.
Vers un modèle d’économie circulaire en milieu côtier
Le projet GloLitter, porté conjointement par la FAO et l’Organisation maritime internationale (OMI), s’inscrit dans une dynamique globale de lutte contre la pollution plastique issue des activités maritimes et de pêche.
À l’issue des échanges de Lomé, les participants devraient aboutir à des mécanismes opérationnels de collecte et de valorisation, avec une ambition claire : faire du déchet plastique un levier de développement local plutôt qu’un simple résidu polluant.
La Rédaction

