Mis à disposition de la coopérative Essokpazi, cet équipement s’inscrit dans une dynamique de renforcement des activités de transformation agricole et de soutien aux revenus des femmes en milieu rural.
Dans la commune d’Assoli, le village de Kpéwa bénéficie désormais d’un moulin de transformation agricole destiné au groupement féminin « Essokpazi ». L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT), porté par les autorités en charge des solidarités.
L’équipement a été officiellement remis aux bénéficiaires lors d’une cérémonie réunissant autorités administratives, acteurs du développement local et membres de la communauté.
Un levier pour réduire la pénibilité et structurer les revenus
La transformation des produits agricoles représente l’une des activités les plus contraignantes pour les femmes rurales de la zone, notamment en raison de la charge physique et du temps nécessaire aux opérations manuelles.
La mise à disposition de ce moulin vise à alléger ces contraintes tout en améliorant la capacité de production du groupement, avec un impact attendu sur les revenus générés par les activités agricoles.
Au-delà de l’aspect technique, l’équipement est présenté comme un outil de stabilisation économique locale, contribuant à renforcer l’organisation des coopératives féminines.
Une logique de développement portée par le PAFeRT
Le projet s’inscrit dans le cadre du PAFeRT, un dispositif public orienté vers l’autonomisation économique des femmes en milieu rural à travers l’accès aux équipements de production et de transformation.
Les acteurs impliqués ont insisté sur la nécessité d’une gestion collective rigoureuse de l’infrastructure, afin d’en assurer la durabilité et l’efficacité.
Un comité de surveillance a été mis en place pour encadrer l’utilisation du moulin et garantir sa maintenance.
Une gouvernance communautaire au cœur du dispositif
Les autorités locales et les responsables du projet ont souligné l’importance d’une appropriation communautaire de l’équipement, considéré comme un bien collectif au service de l’ensemble du village.
La gestion du moulin repose ainsi sur une organisation locale structurée, censée favoriser la transparence et la continuité du service.
Cette approche s’inscrit dans une logique plus large de développement participatif, où les bénéficiaires deviennent également acteurs de la gestion des infrastructures productives.
Une dynamique plus large d’autonomisation économique
Au-delà du cas de Kpéwa, ce type d’intervention illustre une orientation progressive des politiques publiques vers le soutien aux chaînes de valeur agricoles locales et à la transformation des produits en milieu rural.
L’enjeu central reste la montée en capacité des organisations féminines rurales, considérées comme des acteurs clés de la sécurité alimentaire et de l’économie locale.
Dans cette perspective, les équipements de transformation agricole apparaissent comme des instruments structurants de développement territorial.
La Rédaction

