Dans les zones côtières togolaises, la transformation artisanale de l’huile de coco constitue pour de nombreuses femmes une activité essentielle de subsistance et de revenus. Mais derrière ce potentiel économique persistent encore des contraintes techniques, matérielles et organisationnelles qui limitent la compétitivité du secteur.
C’est dans ce contexte qu’un nouveau programme de renforcement des capacités des productrices d’huile de coco a été officiellement lancé mardi à Aného.
Un projet soutenu par la FAO et le FEM
L’initiative est financée par la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds pour l’environnement mondial, à travers le projet R4C-Togo consacré au renforcement de la résilience climatique des communautés côtières.
Le programme cible six coopératives féminines implantées dans les préfectures des Lacs, de Vo, du Bas-Mono et du Golfe, dans la région Maritime.
Moderniser la transformation artisanale
L’objectif affiché est de professionnaliser davantage les activités de transformation de l’huile de coco afin d’améliorer la qualité des produits commercialisés.
Les bénéficiaires recevront des formations sur les techniques de production, le conditionnement, l’emballage et l’étiquetage, avec l’ambition de renforcer leur présence sur les marchés locaux et régionaux.
Des équipements pour renforcer la production
Le programme prévoit également la mise à disposition de matériels de transformation, notamment des broyeuses, des malaxeurs, des bâches et divers équipements techniques destinés à améliorer les conditions de production.
Un accompagnement organisationnel et des actions de sensibilisation autour de l’approvisionnement en matières premières sont également intégrés au dispositif.
Un enjeu économique et social pour les zones côtières
Dans plusieurs localités du littoral togolais, la filière coco représente une source importante d’activités économiques et de diversification des revenus.
Les promoteurs du projet estiment toutefois que les coopératives féminines restent confrontées à un déficit d’équipements et à des capacités de transformation limitées, freinant leur montée en puissance.
À travers ce programme, les partenaires entendent soutenir une structuration plus solide du secteur tout en renforçant l’autonomisation économique des femmes rurales.
La Rédaction

