Formation universitaire : le PARESI au cœur d’une stratégie de renforcement des compétences scientifiques et techniques
Une mission de la Banque islamique de développement (BID) séjourne actuellement à Lomé dans le cadre du suivi du Projet d’appui à la réforme de l’enseignement supérieur en sciences et ingénieries (PARESI). La délégation, conduite par le directeur régional Nabil Ghalleb, échange avec les autorités togolaises sur l’état d’avancement du programme et ses perspectives de mise en œuvre.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi des projets financés par l’institution financière, afin d’en évaluer l’efficacité et d’identifier les ajustements nécessaires pour optimiser les résultats attendus.
Un projet centré sur les filières scientifiques et techniques
Financé à hauteur de 9 millions d’euros par la Banque islamique de développement, le PARESI vise à renforcer les capacités de l’enseignement supérieur dans des disciplines considérées comme stratégiques pour le développement économique.
Le programme cible notamment les mathématiques, l’ingénierie, l’informatique, les statistiques, ainsi que des domaines spécialisés comme la biotechnologie végétale, l’agriculture et la physiologie.
L’objectif est de réduire le déficit de compétences techniques et scientifiques, souvent identifié comme un frein à la transformation structurelle des économies.
Renforcer l’adéquation formation–emploi
Au-delà de la modernisation des filières, le projet ambitionne d’améliorer l’adéquation entre la formation universitaire et les besoins du marché du travail. Les échanges entre la BID et les autorités nationales portent ainsi sur la qualité des programmes, les équipements pédagogiques et les capacités de recherche des établissements concernés.
Cette approche vise à produire un capital humain plus qualifié, capable de répondre aux exigences des secteurs industriels, agricoles et technologiques en mutation.
Un suivi pour optimiser l’impact des financements
La mission de la BID s’inscrit également dans une logique de redevabilité et d’efficacité des financements. Il s’agit de s’assurer que les ressources mobilisées produisent des résultats concrets en matière de formation, d’innovation et d’employabilité des diplômés.
Ce suivi régulier permet également d’identifier les contraintes opérationnelles et de proposer des ajustements pour améliorer l’exécution du projet.
Une dynamique régionale de renforcement des compétences
À travers le PARESI, la Banque islamique de développement accompagne plusieurs pays dans la modernisation de leurs systèmes éducatifs, en mettant l’accent sur les sciences et les technologies.
Pour le Togo, ce projet constitue un levier important dans la stratégie de développement du capital humain et de renforcement de la compétitivité nationale.
La Rédaction

