Une semaine après l’arrestation d’au moins 20 soldats maliens soupçonnés de comploter contre la junte au pouvoir, les tensions au sein de l’armée malienne restent palpables. Parmi les détenus figuraient le général Abass Dembélé, ancien gouverneur, et un ressortissant français accusé de collaborer avec les services de renseignement français.
Ces arrestations, annoncées le 10 août 2025 par le ministre de la Sécurité, le général Daoud Aly Mohammedine, interviennent dans un contexte de mécontentement croissant des troupes nationales. De nombreux officiers expriment leur frustration face à ce qu’ils perçoivent comme des traitements de faveur accordés aux mercenaires russes présents dans le pays.
Le sociologue malien Oumar Maiga a commenté à l’AFP que cette purge révélait les difficultés de la junte à contrôler l’armée : « Il y a des grognements persistants au sein des rangs », souligne-t-il. Une semaine après les arrestations, le climat reste tendu, et la question de l’influence russe dans les forces armées maliennes continue de susciter l’inquiétude des observateurs.
La Rédaction

