Human Rights Watch a qualifié les frappes aériennes israéliennes sur la prison d’Evin à Téhéran, survenues en juin 2025, de « crime de guerre apparent ». Selon l’ONG, cette attaque a coûté la vie à des dizaines de détenus, visiteurs et membres du personnel pénitentiaire.
L’organisation de défense des droits humains indique que, depuis l’attaque, les survivants ont été soumis à des abus, des disparitions forcées et à des conditions de détention inhumaines. L’enquête repose sur l’analyse d’images satellites, de vidéos et de témoignages directs, qui montrent l’ampleur des destructions.
Les frappes du 23 juin ont détruit les salles de visite, les quartiers de la prison, la cuisine centrale, la clinique médicale et les bureaux administratifs. Human Rights Watch souligne qu’aucune cible militaire n’était identifiable dans l’établissement, qui accueillait à l’époque plus de 1 500 prisonniers, dont de nombreux militants pacifiques.
L’armée israélienne a justifié cette attaque comme une « frappe ciblée » visant des « ennemis du régime » impliqués dans des activités de contre-espionnage au sein de la prison. L’attaque s’est produite pendant les heures de visite, moment où les lieux publics étaient les plus fréquentés, faisant au moins 80 victimes.
Human Rights Watch appelle à une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur cette attaque et les violations commises à l’encontre des survivants.
La Rédaction

