Fin du repos biologique, mais tensions persistantes dans les communautés côtières
Au Togo, la pêche artisanale a officiellement repris depuis trois jours, après une période de repos biologique décrétée par les autorités pour permettre la reconstitution des ressources halieutiques. Cette mesure temporaire visait principalement à préserver les écosystèmes marins du golfe de Guinée, particulièrement fragiles durant la saison de reproduction des espèces.
Ce type d’interruption, bien qu’encouragé par les experts en gestion durable, reste controversé parmi les acteurs du secteur. Plusieurs pêcheurs interrogés estiment n’avoir pas été correctement informés ni suffisamment soutenus durant l’arrêt. Ils évoquent notamment des pertes économiques importantes, un encadrement jugé rigide et l’absence d’un système d’accompagnement pour compenser la baisse d’activité.
Les autorités maritimes, de leur côté, rappellent que le repos biologique est encadré par des textes régionaux et internationaux, et qu’il est essentiel pour assurer la pérennité de la filière halieutique. Elles assurent avoir mené des campagnes de sensibilisation à travers les radios locales et les chefs de village.
Malgré la reprise, les tensions restent palpables dans certaines zones côtières comme Aného, Kpémé ou Agbodrafo, où les mareyeurs et les pêcheurs demandent désormais plus de transparence dans la prise de décision, ainsi qu’un véritable dialogue avec les représentants du secteur.
La Rédaction

