Lomé, 25 juin 2025 — Une session parlementaire inédite s’est tenue à Lomé, au cours de laquelle les élus togolais ont été exhortés à prendre des mesures législatives fortes contre la prolifération des médicaments contrefaits et de piètre qualité.
Réunis autour du ministère de la Santé et de la Fondation Brazzaville, initiatrice du pacte régional connu sous le nom d’Initiative de Lomé, les députés ont été sensibilisés aux conséquences sanitaires, économiques et sociales liées à ce commerce mortel.
« Ce ne sont pas de simples produits illicites. Ce sont des substances toxiques, qui mettent en péril non seulement la santé de nos concitoyens, mais aussi les fondements mêmes de notre système sanitaire », a alerté Kodjo Sevon Tépé Adedzé, président de l’Assemblée nationale.
L’atelier a permis d’évaluer les efforts du Togo et des cinq autres pays africains partenaires (Ghana, Sénégal, Congo, Niger, Ouganda) engagés depuis janvier 2020 dans ce cadre de coopération sous-régionale. L’objectif : aligner les lois nationales, renforcer les dispositifs de surveillance pharmaceutique et mobiliser toutes les parties prenantes pour tarir les sources de distribution frauduleuse.
Le ministre de la Santé, Tchin Darre, a insisté sur l’importance de traduire ces discussions en initiatives législatives concrètes pour garantir à chaque Togolais un accès réel à des traitements authentiques, efficaces et à un coût raisonnable.
« Cette rencontre marque un tournant. Elle vise à établir un dialogue durable entre législatif et exécutif pour construire un système de soins plus fiable et plus équitable », a-t-il souligné.
À travers cette dynamique, l’Initiative de Lomé cherche à devenir une référence continentale en matière de lutte contre les produits pharmaceutiques falsifiés, et à renforcer la souveraineté sanitaire des pays africains face à un fléau transnational.
La Rédaction

