Après plusieurs jours de tension militaire extrême au Moyen-Orient, Donald Trump a annoncé ce lundi 23 juin un « cessez-le-feu total » entre l’Iran et Israël. Une déclaration inattendue, survenue quelques heures après une nouvelle salve de missiles iraniens visant des bases américaines au Qatar et en Irak, en réponse aux bombardements américains qui ont détruit trois sites nucléaires stratégiques en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin.
Un cessez-le-feu en deux temps
Selon l’ancien président américain, la trêve sera mise en œuvre en deux étapes :
• L’Iran suspendra toutes ses opérations militaires pendant 12 heures, à compter de ce lundi soir (heure GMT).
• Israël fera de même dans un second temps, pour une période équivalente.
Trump assure qu’à l’issue de ces 24 heures, « la guerre sera terminée ». Il affirme avoir personnellement contribué à cette médiation et se félicite d’un « accord historique » entre deux ennemis de longue date.
Pas de confirmation officielle
Ni Téhéran ni Tel-Aviv n’ont pour l’instant confirmé l’existence ou l’application d’un tel accord. Côté israélien, aucune déclaration n’a encore été publiée. L’armée iranienne, elle, reste silencieuse depuis les tirs de missiles en direction de la base américaine d’Al Udeid, qui auraient été interceptés sans faire de victime.
Une désescalade fragile
Cette annonce intervient alors que la région frôle l’embrasement depuis l’attaque israélienne du 12 juin sur le site nucléaire de Natanz, suivie de frappes américaines majeures. Les appels à la retenue se multiplient, notamment du côté des pays du Golfe, de l’Union européenne et de l’ONU.
S’il est respecté, ce cessez-le-feu pourrait constituer une pause bienvenue dans une confrontation à haut risque. Mais l’absence de confirmation officielle et la méfiance réciproque entre les deux camps laissent planer un doute sur sa viabilité.
La Rédaction

