Israël a bombardé plusieurs installations nucléaires en Iran dans la nuit de jeudi à vendredi, ravivant les tensions régionales et provoquant une onde de choc diplomatique. L’ONU et l’OTAN appellent à une désescalade urgente, tandis que l’Iran répond par une salve de drones et de missiles balistiques.
Les frappes israéliennes ont visé des sites sensibles à Natanz, Tabriz et Ispahan, selon l’armée israélienne. Plusieurs hauts responsables iraniens, dont des commandants des Gardiens de la Révolution et des scientifiques nucléaires, auraient été tués. L’agence Tasnim évoque également des frappes sur des zones civiles, faisant au moins cinquante blessés.
L’Iran riposte : drones kamikazes et missiles balistiques
Quelques heures seulement après les attaques israéliennes, l’Iran aurait lancé une première vague de représailles. Selon des sources sécuritaires régionales, des missiles balistiques ont été tirés depuis le sol iranien en direction du nord d’Israël, notamment près de Haïfa et du plateau du Golan. En parallèle, plusieurs drones kamikazes ont été détectés dans l’espace aérien israélien, certains abattus par le Dôme de fer.
Le Corps des Gardiens de la Révolution a revendiqué ces frappes, qualifiant l’opération de « riposte légitime à l’agression israélienne contre des sites vitaux ». Téhéran avertit que d’autres frappes suivront si Israël poursuit ses opérations.
Le guide suprême Ali Khamenei a dénoncé un « crime impardonnable » et promis que l’ennemi « paiera le prix fort ». Le président Raïssi a convoqué en urgence le Conseil suprême de sécurité nationale et appelé à une mobilisation totale.
Vives inquiétudes de la communauté internationale
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa « profonde inquiétude » et appelé à une retenue maximale. Il a rappelé que les installations nucléaires civiles ne doivent jamais devenir des cibles militaires. Son porte-parole, Farhan Haq, a insisté sur l’urgence d’éviter un embrasement régional.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), par la voix de Rafael Grossi, a mis en garde contre les conséquences d’une attaque sur des sites nucléaires. L’organisation redoute un désastre écologique et humanitaire, en cas de nouvelle frappe.
L’OTAN et Washington dans une position délicate
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a appelé à une désescalade immédiate. Il a exhorté les alliés occidentaux à user de tous les canaux diplomatiques pour prévenir un conflit régional généralisé.
À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans l’opération israélienne. Tout en reconnaissant le « droit d’Israël à se défendre », il a indiqué que la priorité américaine reste la protection de ses forces au Moyen-Orient.
La Rédaction

