Mieux diagnostiquer, mieux soigner, mieux prévenir
Depuis le 12 juin, Lomé est le théâtre d’un congrès scientifique de grande ampleur centré sur deux maladies cardiovasculaires majeures : l’hypertension artérielle et la thrombose veineuse. Organisé par la Société de Cardiologie du Togo (SOCART), cet événement réunit cardiologues, néphrologues, chercheurs et professionnels de santé publique autour d’un objectif commun : réduire la mortalité évitable liée à ces affections.
Deux pathologies, un même constat d’urgence
L’hypertension artérielle, souvent silencieuse, est un facteur de risque majeur d’AVC, d’infarctus et d’insuffisance cardiaque. Quant à la thrombose veineuse — susceptible d’évoluer vers une embolie pulmonaire —, elle demeure sous-diagnostiquée. Face à leur prévalence croissante, la mobilisation des experts était devenue incontournable.
Un programme scientifique dense et actualisé
Le congrès propose un large éventail de thématiques, alliant mise à jour des connaissances, ateliers pratiques et partage d’expériences. Parmi les sujets abordés :
• L’usage des seringues électriques et des moniteurs multiparamétriques
• L’interprétation de l’ECG en situation d’urgence
• Les recommandations européennes 2024 sur l’hypertension non compliquée
• Les approches multidisciplinaires face à l’hypertension maligne
Des cas spécifiques seront étudiés, notamment chez des populations à risque comme les personnes vivant avec le VIH ou souffrant d’insuffisance rénale.
Des ateliers pour renforcer les compétences de terrain
Pour renforcer l’impact du congrès, des sessions pratiques sont organisées autour de la réanimation cardiopulmonaire de base, de l’usage du défibrillateur et de la gestion des urgences cardiovasculaires. Des symposiums animés par des laboratoires pharmaceutiques viennent enrichir les échanges.
Une dynamique collective au service de la santé
L’objectif de la SOCART est clair : créer un cadre de réflexion, de mise à jour scientifique et de formation continue pour les soignants togolais. Le défi est de taille, mais l’ambition est partagée : améliorer la qualité de la prise en charge cardiovasculaire, prévenir les complications graves et faire reculer ces maladies dans la population.
Lomé devient ainsi, le temps de ce congrès, le cœur battant d’une nouvelle approche de santé publique, fondée sur la rigueur, la formation et l’action.
La Rédaction

