La Cour constitutionnelle de Séoul a tranché : le président Yoon Suk-yeol est officiellement démis de ses fonctions. Une destitution unanime qui secoue la scène politique sud-coréenne et ouvre une période d’incertitude à l’échelle nationale.
Un verdict sans appel
Huit juges, une seule décision. Ce 4 avril 2025, la Cour constitutionnelle a validé la procédure de destitution initiée par le Parlement en décembre dernier. La raison ? L’instauration de la loi martiale par Yoon Suk-yeol le 3 décembre 2024, une mesure jugée inconstitutionnelle et liberticide. Dès l’annonce du verdict, l’ancien président a été contraint de quitter immédiatement sa résidence officielle.
Un pouvoir écourté, un héritage controversé
Élu en mai 2022, Yoon Suk-yeol aura dirigé la Corée du Sud pendant moins de trois ans. Son mandat a été marqué par une gestion autoritaire du pouvoir et une série de crises, dont certaines impliquant son entourage. Mais c’est la tentative présumée de restreindre les libertés publiques sous couvert de loi martiale qui a précipité sa chute. Désormais, il devra répondre devant la justice d’accusations encore plus graves : la tentative de coup d’État.
Une transition à haut risque
Avec cette destitution, la Corée du Sud entre dans une phase de transition politique délicate. Une élection présidentielle anticipée devra se tenir dans les 60 jours à venir, selon la Constitution. Mais dans un climat déjà marqué par des tensions sociales et des divisions politiques profondes, le pays pourrait être confronté à de nouvelles turbulences.
La Rédaction

