La première session extraordinaire de l’Assemblée nationale togolaise pour l’année 2025, clôturée le 28 mars dernier, a marqué une étape décisive dans la consolidation des politiques publiques. Sous la présidence de Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, les parlementaires ont adopté huit textes majeurs, traduisant les priorités du gouvernement en matière de gouvernance économique, de sécurité et de transition écologique.
Un cadre renforcé pour les entreprises publiques et la fiscalité
Les députés ont approuvé une réforme ambitieuse visant à moderniser la gestion des entreprises publiques, avec pour objectif d’accroître leur transparence et leur efficacité. En parallèle, une modification de la loi régissant l’Office Togolais des Recettes (OTR) a été adoptée, ouvrant la voie à une refonte des mécanismes fiscaux pour mieux répondre aux défis économiques actuels.
Finances publiques et sécurité : entre mesures d’urgence et réformes de fond
Sur le plan budgétaire, deux lois de règlement ont été votées pour les exercices 2020 et 2021, permettant un audit détaillé de l’exécution des dépenses publiques. Ces textes s’inscrivent dans une démarche de responsabilisation financière, renforcée par la révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
En matière de sécurité, les parlementaires ont prolongé l’état d’urgence et adopté une nouvelle loi sur le renseignement, destinée à optimiser la lutte contre les menaces intérieures et régionales. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants, notamment en raison de l’instabilité dans la sous-région.
Une loi climatique historique
Parmi les moments forts de cette session figure l’adoption d’une loi sur les changements climatiques, un texte pionnier qui positionne le Togo comme un acteur engagé dans la transition écologique. Ce cadre législatif, élaboré depuis 2024 avec l’appui de partenaires internationaux, vise à structurer les actions d’adaptation et d’atténuation, tout en encourageant les investissements verts et les partenariats publics-privés.
Perspectives : une session ordinaire sous le signe des réformes
Alors que la première session ordinaire de l’année a débuté le 1er avril, les attentes sont fortes quant à la poursuite des réformes, notamment dans un contexte marqué par la mise en place des nouvelles institutions de la Ve République. Les débats à venir pourraient ainsi porter sur l’équilibre entre stabilité politique et inclusion démocratique, dans un paysage où l’opposition reste critique face aux récentes modifications constitutionnelles.
Cette session extraordinaire n’a pas seulement consolidé les bases législatives du développement togolais, elle a aussi illustré la volonté des autorités d’inscrire le pays dans une dynamique de modernisation et de résilience face aux défis globaux.
La Rédaction

