Le Soudan du Sud replonge dans la tourmente. Récemment, les États-Unis ont ordonné le départ de leurs personnels non essentiels, redoutant une escalade des violences dans ce pays marqué par des années de guerre civile. L’accord de paix signé en 2018 entre le président Salva Kiir et son rival Riek Machar vacille sous la pression de nouveaux affrontements, notamment dans l’État du Haut-Nil.
Vendredi, un hélicoptère de l’ONU a été pris pour cible lors d’une mission de sauvetage, faisant un mort et plusieurs blessés. Un général sud-soudanais a également perdu la vie au cours de cette opération avortée. L’attaque a ravivé les tensions entre les forces loyales au président Kiir et celles du vice-président Machar, soutenues par l’Armée blanche, un groupe armé nuer aux contours flous.
Dans ce climat explosif, Washington justifie l’évacuation de ses employés par la présence de “combats entre divers groupes politiques et ethniques” et une prolifération incontrôlée des armes. L’ONU alerte sur une “régression alarmante” du processus de paix, menaçant de replonger le pays dans le chaos.
La Rédaction

