Israël a annoncé son retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dénonçant un organisme « biaisé » et « hostile » à son égard. Cette décision intervient alors que d’autres pays, comme l’Argentine et les États-Unis avant elle, ont également pris leurs distances avec certaines organisations internationales.
Un départ justifié par un « acharnement » contre Israël
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a affirmé que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies menait une politique de « discrimination systématique » contre Israël. Il a souligné que l’institution avait adopté plus de 100 résolutions critiques envers l’État hébreu, bien plus que pour d’autres pays accusés de violations graves des droits humains.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël exprime sa défiance à l’égard du Conseil. En 2018, les États-Unis sous Donald Trump avaient déjà quitté l’organisation pour les mêmes raisons, avant que Joe Biden ne décide de réintégrer le pays en 2021. Israël avait alors salué cette décision américaine, tout en restant critique envers le fonctionnement du Conseil.
Une remise en question du multilatéralisme
Le retrait israélien s’ajoute à celui de l’Argentine de Javier Milei, qui a annoncé il y a quelques jours sa sortie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le président argentin, qui critique régulièrement les grandes institutions internationales, a justifié cette décision par une volonté d’éviter une « bureaucratie inefficace ».
Ces départs illustrent une tendance plus large de contestation du multilatéralisme par certains gouvernements qui estiment que ces organisations ne servent pas leurs intérêts ou manquent de neutralité. Pour Israël, l’enjeu est avant tout diplomatique : alors que le pays fait face à des critiques croissantes sur la scène internationale, notamment depuis le début de la guerre à Gaza, cette rupture marque une volonté d’affirmer une position plus indépendante.
Reste à voir si d’autres États suivront cette voie et si ces décisions auront un impact durable sur l’équilibre des relations internationales.
La Rédaction

