La voie express Tiznit-Dakhla constitue un axe stratégique vital pour relier le Maroc aux marchés émergents d’Afrique subsaharienne, favorisant ainsi le commerce et stimulant le développement économique à l’échelle du continent. Longue de 1 055 kilomètres, cette infrastructure majeure connecte les provinces du Sud du Maroc au reste du pays et au réseau économique de l’Afrique, renforçant ainsi la position du Royaume en tant que carrefour logistique clé.
Avec un investissement de 950 millions d’euros (soit 10 milliards de dirhams), ce projet ambitieux marque un tournant dans le développement des infrastructures marocaines. Les deux premiers tronçons, reliant Dakhla à Guelmim sur 955 kilomètres, sont déjà opérationnels, tandis que le dernier segment, reliant Tiznit à Guelmim sur 114 kilomètres, est en phase finale, avec quelques ajustements de signalisation prévus dans les jours à venir, selon Mbarek Fencha, directeur du projet.
Le tracé de la voie express a été soigneusement conçu pour surmonter les défis géographiques et climatiques de la région. Le segment Laâyoune-Dakhla, long de 500 kilomètres, est en service depuis plusieurs années, tandis que le tronçon Guelmim-Laâyoune (436 kilomètres) a nécessité des ouvrages complexes pour traverser les oueds. Le segment Tiznit-Guelmim traverse, quant à lui, les reliefs escarpés de l’Anti-Atlas, assurant une liaison fluide entre le nord et le sud du Royaume.
Au-delà de son rôle logistique, cette voie express est un levier de croissance pour les provinces du Sud. Elle facilite le transport des marchandises, réduit considérablement les temps de trajet et atténue les risques liés aux intempéries comme les inondations ou l’ensablement. Selon les responsables du projet, ses premiers effets positifs se font déjà ressentir, renforçant la connectivité des villes du Sud avec les principaux centres économiques et de distribution du Maroc.
Lancée par le Roi Mohammed VI dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, la voie express ne se limite pas aux frontières du Royaume. Elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à positionner le Maroc comme un hub logistique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne. En facilitant les échanges commerciaux, cette infrastructure relie efficacement les ports et zones économiques du Sud marocain aux marchés africains émergents.
Le projet comprend également des aménagements modernes, tels que des aires de repos et des parkings pour camions, répondant aux besoins logistiques contemporains. Ce ruban d’asphalte, par sa dimension stratégique, témoigne de la volonté du Maroc de renforcer ses relations avec l’Afrique et de stimuler un développement durable dans ses provinces méridionales.
La Rédaction

