Alors que les frappes israéliennes s’intensifient autour de Beyrouth, une avancée pourrait se dessiner dans les négociations pour un cessez-le-feu. Amos Hochstein, émissaire du président américain Joe Biden, devrait se rendre dans la capitale libanaise dans les prochains jours pour recueillir la réponse officielle à une proposition conjointe américano-israélienne.
D’après la chaîne LBCI, le Liban et le Hezbollah auraient déjà donné un accord de principe sur ce plan. Pourtant, les frappes dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, se poursuivent. Un responsable israélien a déclaré que “ces attaques reflètent une tentative de conclure un arrangement en intensifiant la pression militaire”.
Selon le journal Al-Sharq Al-Awsat, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, et son entourage collaborent activement avec Amos Hochstein. Bien que la réponse libanaise semble favorable, elle inclurait des réserves concernant certains points cruciaux.
Dans ce contexte tendu, une frappe israélienne dans le quartier de Mar Elias aurait tué Mohammed Madi, un haut commandant du “Front Sud” du Hezbollah. L’armée israélienne a également annoncé avoir éliminé Mohammed Afif, un responsable clé de l’organisation. Recruté dans les années 1980, Afif jouait un rôle central dans la planification et la coordination des opérations militaires du Hezbollah.
Un point de discorde subsiste : le Liban refuse de concéder à Israël une “liberté d’action” sur son territoire, même en cas de violations de l’accord. Ce sujet, évoqué dans un document annexe entre Israël et les États-Unis, alimente les inquiétudes au Liban. Des sources diplomatiques redoutent que cette disposition, perçue comme une menace à la souveraineté libanaise, ne complique l’approbation du plan, surtout si le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou décide de s’y opposer à la dernière minute.
La route vers un cessez-le-feu semble encore semée d’embûches, entre tensions militaires et tractations diplomatiques complexes.
La Rédaction

