Un rapport du comité spécial des Nations unies accuse Israël d’utiliser des méthodes de guerre qui s’apparenteraient à un génocide dans les Territoires palestiniens occupés. Ce document met en lumière les lourdes pertes civiles et l’utilisation présumée de la famine comme arme. Cependant, Washington rejette fermement ces conclusions.
Le rapport, publié récemment, souligne des “inquiétudes majeures” concernant les attaques menées à Gaza depuis les événements du 7 octobre. Il dénonce notamment l’emploi d’outils d’intelligence artificielle (IA) dans les frappes militaires, impliquant un ciblage assisté avec une supervision humaine minimale. Ces pratiques auraient conduit à la mort non seulement de combattants, mais également de nombreux civils, parmi lesquels des femmes et des enfants.
L’impact de l’intelligence artificielle dans les combats
Selon l’enquête, l’armée israélienne aurait utilisé un système appelé Lavender pour identifier des milliers de cibles humaines, en s’appuyant largement sur les décisions automatisées de l’IA. Cette approche, selon le comité onusien, traduirait une négligence des obligations légales internationales, notamment celles visant à protéger les civils lors des conflits armés.
Al Jazeera a précédemment révélé qu’environ 37 000 cibles auraient été identifiées grâce à ce système, souvent validées avec peu ou pas de vérifications supplémentaires. Des médias israéliens indépendants, tels que +972 Magazine, ont également critiqué cette dépendance excessive à l’IA, qui pourrait avoir contribué à des erreurs dramatiques.
Accès limité pour les enquêteurs
Le rapport déplore l’absence d’accès direct aux zones touchées, les autorités israéliennes ayant ignoré les demandes de visite formulées par le comité onusien. Les investigations se sont donc appuyées sur des témoignages, des données disponibles et des analyses tierces.
Israël, accusé de biais systématique par l’ONU, n’a pas encore répondu officiellement à ce rapport. De son côté, les États-Unis, alliés stratégiques d’Israël, ont catégoriquement rejeté les accusations, les qualifiant d’infondées. Le porte-parole du département d’État américain, Vedant Patel, a critiqué le langage employé par le comité onusien, affirmant qu’il ne reposait pas sur des bases solides.
Des accusations récurrentes
Ce n’est pas la première fois qu’Israël fait face à de telles accusations. En mars, une autre experte de l’ONU avait avancé des arguments similaires, affirmant que les actes perpétrés à Gaza pourraient correspondre au seuil défini pour des actes de génocide. Par ailleurs, les blocages répétés de l’aide humanitaire par Israël, signalés cette semaine encore, continuent d’alimenter la controverse autour de ses pratiques dans les territoires palestiniens.
Si le débat reste vif sur ces accusations, le rapport souligne une fois de plus l’urgence d’une action internationale pour protéger les civils dans cette région en crise.
La Rédaction

